Scrutins publics · second quinquennat, depuis juin 2022
Pas que des mots.fr
Un programme, tout le monde peut l'écrire. Ici, on regarde les actes : chaque vote public des députés depuis les législatives de juin 2022, groupe par groupe, et leur cohérence avec les promesses. Cherchez un texte, un sujet ou un député.
Choisissez un thème pour voir combien de textes ont été votés, comment chaque groupe s'est positionné et les derniers scrutins.
Cohérence
Votent-ils comme ils l'ont promis ?
1Les groupes en un coup d'œil
iComprendre ces indicateurs
Huit indicateurs pour juger chaque groupe sur ses actes plutôt que sur ses discours. Voici ce que chacun mesure et pourquoi il compte. Deux rubriques, plus bas, vérifient aussi si les textes qu'ils portent respectent la Constitution et les principes républicains.
Six mesures vérifiables du travail de chaque groupe depuis juin 2022 : présence aux votes, lois issues de ses propositions, promesses tenues, accord avec la science, textes contraires aux principes républicains et condamnations de ses députés. Elles sont présentées côte à côte, sans être additionnées en une note : décider qu'une mesure compte plus qu'une autre, c'est faire un choix politique, et ce choix revient à chacun.
Promesses de campagne Programmes complets, législatives 2022 et 2024
Les députés votent-ils dans le sens de ce que leur camp a promis aux électeurs ?
Ce que ça mesure
Toutes les mesures du programme de chaque camp aux législatives de juin 2022, puis de juillet 2024 après la dissolution, sont confrontées aux scrutins publics qui les mettaient directement en jeu, y compris quand la mesure était proposée par un autre groupe. Le programme de 2022 est comparé aux votes de 2022 à 2024, celui de 2024 aux votes depuis juillet 2024.
Pourquoi c'est important
C'est l'engagement pris devant les électeurs. Voter contre une mesure qu'on a promise, ou pour son contraire, est l'écart le plus net entre la campagne et l'action à l'Assemblée. Ces votes serviront aussi de repère pour lire les programmes de 2027.
Comment lire « 119/125 »
Sur 125 mesures du programme où le groupe a pris position lors d'un vote, il a voté 119 fois majoritairement dans le sens promis. Ce n'est pas le nombre de promesses réalisées : un groupe d'opposition vote pour ses propres amendements, souvent rejetés, et obtient donc facilement un bon score. Le vrai test est son vote quand un autre groupe propose la même mesure : il figure dans le détail de chaque groupe. Les mesures jamais soumises au vote ne comptent ni pour ni contre.
Accord avec la science
Les votes vont-ils dans le sens de ce que la recherche a établi sur l'effet des mesures ?
Pourquoi c'est important
Une loi sert à atteindre un objectif. Voter une mesure dont les études montrent qu'elle n'a pas l'effet annoncé, ou rejeter une mesure dont l'efficacité est établie, a un coût réel pour la santé, le climat ou l'argent public.
Comment lire
80 % : en moyenne, 8 votes sur 10 vont dans le sens des résultats établis (GIEC, Inserm, OMS, méta-analyses, évaluations publiques). Chaque question pèse selon la gravité du problème en France (décès, personnes touchées, coût) et la solidité des preuves. Le nombre de questions comparées est indiqué sous le pourcentage.
À savoir
La science décrit des effets, elle ne choisit pas entre des valeurs : un vote contraire peut traduire une autre priorité, comme le pouvoir d'achat, l'emploi ou les libertés. Seuls les sujets où la recherche est solide sont comptés.
Cohésion
Les députés d'un même groupe votent-ils de la même façon ?
Pourquoi c'est important
Un groupe soudé est prévisible : sa parole engage tous ses députés et il pèse de tout son poids dans un vote serré. Un groupe divisé laisse plus de liberté à chaque élu, mais on sait moins ce qu'il votera. Aucun des deux n'est meilleur en soi.
Comment lire
Un indice de 0 à 1. À partir de 0,90, le groupe est très soudé : en moyenne, au moins 93 % de ses députés présents votent comme sa majorité. De 0,80 à 0,90 : quelques divergences. Sous 0,80 : groupe souvent divisé.
À savoir
La plupart des scrutins portent sur des amendements votés par quelques dizaines de députés : l'indice reflète surtout la discipline de ceux qui sont en séance.
Vote le plus souvent avec
Avec quel autre groupe vote-t-il le plus souvent ?
Pourquoi c'est important
Aucun groupe n'a la majorité seul : les lois passent grâce à des alliances, pas toujours celles qui sont affichées. Ces rapprochements montrent qui soutient réellement le Gouvernement et qui s'y oppose ensemble.
Comment lire
Part des scrutins depuis juillet 2024 où les deux groupes ont pris la même position : pour, contre ou abstention.
À savoir
Voter pareil ne veut pas dire être d'accord sur le fond : deux oppositions peuvent rejeter un texte pour des raisons contraires.
Présence aux votes
Quelle part des députés du groupe prend part à chaque scrutin public ?
Comment lire
29 % : en moyenne, près de 3 députés du groupe sur 10 votent pour, contre ou s'abstiennent à chaque scrutin public.
À savoir
Les trois quarts des scrutins portent sur des amendements, souvent en séance de nuit. Les petits groupes et les députés occupés en commission ou dans leur circonscription y sont désavantagés : le travail en commission n'est pas mesuré.
Lois issues de ses propositions
Combien de propositions de loi du groupe sont devenues des lois promulguées ?
Comment lire
Le nombre de lois, puis le nombre de propositions déposées et le taux pour 100 propositions.
À savoir
La majorité gouvernementale maîtrise l'essentiel de l'ordre du jour : ses propositions aboutissent bien plus souvent. Un groupe d'opposition dispose d'une journée réservée par mois de session, partagée avec les autres.
Textes contraires aux principes républicains
Les textes du groupe respectent-ils les principes que protège la Constitution ?
Comment lire
Le nombre de textes en cause pour 100 propositions de loi déposées par le groupe : un groupe qui dépose beaucoup n'est pas désavantagé.
À savoir
Les mesures censurées par le Conseil constitutionnel sont des faits juridiques. Les propositions jamais votées sont notre analyse, fondée sur une décision déjà rendue ailleurs. Le détail est dans la rubrique 4.
Députés condamnés
Combien de députés du groupe ont été condamnés définitivement ?
Comment lire
Le nombre de députés en exercice qui ont fait l'objet d'au moins une condamnation pénale définitive, quelle que soit sa date, sur l'effectif du groupe.
À savoir
Les enquêtes, mises en examen et condamnations frappées d'appel ne comptent pas : les personnes concernées sont présumées innocentes.
Chaque indicateur se lit séparément : il n'y a pas de note globale, parce que choisir le poids de chaque mesure serait un choix politique. Ces fiches ne mesurent pas l'effet d'un groupe sur l'économie, la population ou la diplomatie : aucune donnée ne permet de l'attribuer à un groupe parlementaire.
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Faites défiler les fiches. Touchez « Détails » pour voir les écarts aux promesses, les désaccords avec la recherche et les alliances d'un groupe.
2Les programmes face aux votes, mesure par mesure
iComprendre ce résultat
Toutes les mesures des programmes présentés aux législatives de 2022 et de 2024, une par une. Pour chaque groupe, on regarde deux choses. A-t-il voté dans le sens de son programme quand la mesure a été soumise au vote ? A-t-il déposé une proposition de loi pour la mettre en œuvre ? Le programme de 2022 est comparé aux votes de 2022 à 2024, celui de 2024 aux votes depuis juillet 2024.
Choisir un programme
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3Les votes face à la recherche, selon la gravité des problèmes
iComprendre ce résultat
Sur chaque question, le bon sens du vote vient des évaluations scientifiques (GIEC, OMS, Inserm, évaluations publiques) : nous ne décidons pas nous-mêmes ce qui est bon pour le pays. Nous ajoutons seulement un poids : une question compte davantage quand le problème qu'elle traite est plus grave en France. La gravité est mesurée par des chiffres officiels : décès, personnes touchées, coût.
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4Respect de la Constitution et des principes républicains
iComprendre ce résultat
Une fois une loi votée, le Conseil constitutionnel peut vérifier qu'elle respecte la Constitution. Ce qu'il annule ne s'applique jamais. Pour chaque groupe, on regarde ensuite deux choses séparément : ce qu'il propose et ce qu'il vote.
Inconstitutionnel ou non républicain ?
Contraire à la Constitution : la mesure viole une règle de la Constitution, quelle qu'elle soit. Cela peut être un droit des personnes, mais aussi le droit de propriété, la liberté d'entreprendre ou l'égalité devant l'impôt.
Contraire aux principes républicains : la règle violée protège les personnes. Ce sont l'égalité devant la loi quelle que soit l'origine, les libertés, les garanties de la justice, la laïcité, le droit d'asile, la vie familiale, la justice des mineurs, la dignité et la langue française.
Tout ce qui est contraire aux principes républicains est donc contraire à la Constitution. L'inverse n'est pas vrai.
Décision ou analyse ?
Censuré C'est une décision officielle du Conseil constitutionnel. La mesure votée par le Parlement est annulée : elle ne s'applique pas.
Jamais voté · analyse C'est notre lecture. La proposition n'a jamais été adoptée, donc jamais jugée. Nous la comptons parce qu'elle reprend une mesure que le Conseil a déjà censurée ailleurs, et nous citons cette décision.
Changer la Constitution La proposition modifie la Constitution elle-même pour écarter l'un de ces principes.
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5Les analyses complètes
La cohérence scientifiqueThème par thème, ce que dit la recherche et comment chaque groupe a voté
Les votes face à la recherche
Thème par thème, ce que dit la recherche sur les mesures débattues à l'Assemblée, avec le niveau de preuve, et la façon dont chaque groupe a voté quand un résultat est établi.
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Cohésion et alliancesLa discipline de chaque groupe et ses rapprochements, semestre par semestre
La cohésion de chaque groupe
Plus la courbe est haute, plus les députés présents d'un groupe votent de la même façon. Un indice de 1 signifie que tous ont voté pareil à chaque scrutin.
Avec qui un groupe vote
Part des scrutins où chaque groupe a pris la même position (pour, contre ou abstention) que le groupe choisi.
Qui vote avec qui, législature par législature
Toutes les décisions du Conseil constitutionnelChaque loi jugée depuis juin 2022 : qui l'a proposée, ce qui a été censuré et pourquoi
Les lois face au Conseil constitutionnel
Toutes les décisions rendues sur les lois votées depuis juin 2022, et sur les propositions de référendum d'initiative partagée. Pour chaque texte : son initiateur, le résultat, les dispositions censurées sur le fond et le principe en cause.
Proposé parRésultat
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Les propositions signalées, jamais jugées
Analyse Propositions déposées par des députés depuis juin 2022, qui n'ont jamais été jugées mais reprennent une mesure de même nature qu'une disposition déjà déclarée contraire à la Constitution. Chaque cas cite la décision de référence : c'est une lecture fondée sur la jurisprudence, pas une décision.
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Examinées mais non comptées
Ces propositions soulèvent des débats constitutionnels, mais le Conseil a admis des mesures de même nature ou ne s'est jamais prononcé. Elles ne sont donc pas comptées.
Tous les textes en cause, un par unLes principes retenus, chaque texte avec sa justification, et les sujets non comptés
Les critères
Un texte n'est retenu que si le Conseil constitutionnel l'a censuré, ou a censuré une mesure de même nature, en invoquant l'un de ces principes. Chaque principe renvoie aux textes constitutionnels et aux décisions qui le définissent.
Les textes retenus, groupe par groupe
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Examinés mais non comptés
Ces propositions touchent à des libertés ou à l'égalité, mais le Conseil constitutionnel ne s'est jamais prononcé sur une mesure de même nature, ou l'a jugée conforme. Elles ne sont donc pas comptées, quel que soit le débat qu'elles suscitent.
Comment c'est calculéSources, critères de sélection, méthodes de calcul et limites
Comment c'est calculé
Les programmes face aux votes
L'inventaire. Pour chaque camp, nous avons relevé toutes les mesures du programme présenté aux législatives, dans l'ordre du document. Pour 2024 : le contrat de législature du Nouveau Front populaire, le projet d'Ensemble pour la République et celui du Rassemblement national (documents officiels lus en entier). Pour LR, faute de programme écrit pendant la campagne, ce sont les propositions publiées dans la presse et le pacte législatif présenté en juillet 2024. Pour 2022 : le programme partagé de la NUPES, le programme présidentiel d'Emmanuel Macron porté par Ensemble, celui de Marine Le Pen et ses livrets thématiques pour le RN, et les propositions publiées par LR, qui n'a pas présenté de programme législatif complet. Chaque mesure est reformulée brièvement, avec un lien vers la source. Une ligne qui contient deux actions distinctes donne deux mesures ; une phrase d'intention sans action précise n'est pas une mesure. Chaque mesure est classée selon ce qu'elle exige : une loi, le budget, une révision de la Constitution, une décision du Gouvernement ou une action diplomatique. Quand un document n'a pas pu être lu en entier (la fin du programme de la NUPES, par exemple), la fiche du programme le signale. Les députés UDR d'Éric Ciotti, élus dans l'alliance menée par le RN, sont évalués sur le programme de cette alliance. LIOT, sans programme national commun, ne l'est pas.
Le rattachement aux votes. Chaque mesure a été recherchée dans les scrutins publics de la législature concernée, à partir de leur objet et du texte des amendements, puis dans les propositions de loi déposées par les députés du camp. Un scrutin est rattaché à une mesure seulement si son objet la met directement en œuvre ou la bloque : un amendement qui la reprend, même en partie (une suspension plutôt qu'une abrogation, un plafond plutôt qu'une suppression), sa suppression, l'article qui la contient, ou le vote sur un texte dont elle est l'objet principal ou l'un des objets principaux (une motion de rejet de ce texte compte alors comme un vote contre). Les votes sur la même mesure proposée par un autre groupe sont inclus. Les demandes de rapport, les changements de titre, les paragraphes déclaratifs des rapports annexés, les motions de censure, les objectifs ou lignes directrices inscrits dans une loi sans portée normative (« la Nation se fixe pour objectif… »), l'obligation de voter plus tard une autre loi, le contenu d'un plan ou d'une stratégie que l'État doit rédiger (sauf pour une mesure qui est elle-même un plan), les amendements qui réduisent un crédit pour faire pression et les mesures seulement voisines ne le sont pas ; une résolution qui demande expressément la mesure est retenue. Pour chaque scrutin, nous indiquons qui l'a proposé et si voter pour va dans le sens du programme ou à son encontre. Une proposition de loi est rattachée quand son objet principal met en œuvre la mesure, ou une partie importante. Chaque programme a ensuite été relu par un relecteur indépendant, qui a retiré les liens trop lâches.
Le verdict. Pour chaque mesure et chaque groupe du camp : « voté dans le sens du programme » quand la majorité de ses votes sur ces scrutins va dans le sens promis, « voté contre » dans le cas inverse, « votes partagés » à égalité. Les abstentions et les absences ne comptent ni pour ni contre. « Proposition de loi déposée, jamais votée » signale une mesure que le groupe a reprise dans une proposition de loi qui n'a pas été soumise au vote. La cohérence des votes rapporte les mesures votées dans le sens du programme à celles où le groupe a pris position. La part des propositions de loi qui reprennent le programme rapporte le nombre de propositions du groupe rattachées à une mesure au nombre total de propositions de loi qu'il a déposées sur la législature.
Le test le plus parlant. Un groupe vote presque toujours pour ses propres amendements : le nombre de promesses « conformes » est donc naturellement élevé, surtout dans l'opposition. Le détail de chaque groupe indique aussi comment il a voté quand la mesure promise était proposée par un autre groupe, ou par le Gouvernement pour un groupe d'opposition. Pour les groupes du camp présidentiel (Renaissance, MoDem et Horizons), qui ont soutenu tous les gouvernements depuis 2022, les textes du Gouvernement comptent comme ceux de leur camp.
Les limites sont importantes. Seuls les scrutins publics sont pris en compte : beaucoup de mesures sont votées à main levée ou adoptées par l'article 49-3. Le recul de l'âge de départ à 64 ans, par exemple, adopté en 2023 par le 49-3, n'a jamais été soumis au vote des députés. Un groupe peut voter contre une mesure qui va dans son sens parce qu'il la juge insuffisante, parce qu'elle est liée à d'autres dispositions ou parce qu'elle est proposée par un groupe adverse : chaque scrutin est donc listé et consultable. Les résultats décrivent la cohérence des votes, pas la réalisation des promesses, qui dépend de la majorité. Beaucoup de mesures n'ont jamais été soumises au vote, surtout dans les programmes longs : elles sont affichées mais ne comptent ni pour ni contre. Le rattachement repose sur une recherche dans des milliers de scrutins : un lien peut manquer, et chaque mesure renvoie à ses scrutins pour que chacun puisse vérifier. Quand les programmes pour 2027 seront publiés, la même grille permettra de comparer chaque nouvel engagement aux votes passés des groupes depuis 2022.
La cohérence scientifique
Pour chaque grande thématique (énergie et climat, environnement, agriculture et bien-être animal, santé et alimentation, éducation, numérique, immigration, sécurité et justice, économie, travail, inégalités et logement, transports, société), nous avons recensé les mesures de politique publique sur lesquelles la recherche apporte un éclairage : évaluations collectives (GIEC, OMS, Inserm, EFSA, académies des sciences), revues systématiques et méta-analyses, évaluations publiques (Insee, DEPP, France Stratégie, Conseil d'analyse économique, Cour des comptes). Chaque fiche indique un niveau de preuve :
Consensus fort : une ou plusieurs évaluations de référence convergent avec une confiance élevée, sans être contredites par une autre instance de référence.
Consensus modéré : les études convergent mais restent peu nombreuses, hétérogènes ou dépendantes du contexte, ou l'effet est établi sans que son ampleur le soit.
Résultats contradictoires : des études ou des instances de référence aboutissent à des conclusions opposées.
Preuves insuffisantes : trop peu d'études, ou de qualité trop faible, pour conclure.
Un scrutin est comparé à ce que la recherche établit sur l'effet de la mesure votée au regard de l'objectif affiché par ceux qui la proposent (par exemple, l'effet dissuasif attendu de peines plus sévères). Le site ne juge jamais les valeurs ni les priorités. Seuls les sujets à consensus fort ou modéré sont comparés, et seulement quand le scrutin met directement la mesure en jeu et que le sens du vote ne prête pas à discussion : une demande de rapport, un vote sur un texte fourre-tout ou un vote contre une mesure jugée trop faible ne sont pas retenus. Pour les autres sujets, les scrutins liés sont affichés pour information, sans être comptés.
Le pourcentage. Pour chaque question, on calcule la part des votes exprimés du groupe (pour ou contre ; les abstentions et les absences sont écartées) qui vont dans le sens des résultats établis. Le pourcentage du groupe est la moyenne de ces parts, question par question, pondérée par le poids de chaque question. Chaque question compte ainsi selon son poids, quel que soit le nombre de scrutins, pour qu'un sujet très voté n'écrase pas les autres. La fourchette correspond aux pourcentages obtenus en retirant tour à tour chaque question : un écart large signale un résultat qui dépend d'une seule question. Le pourcentage par thème suit la même règle.
Le poids d'une question est le produit de trois facteurs : w(f) = G(f) × C(f) × R(f).
G, la gravité du problème en France, vaut 3, 2 ou 1. Pour chaque question, nous identifions le problème que vise la mesure votée, puis nous relevons dans des sources publiques le chiffre annuel le plus récent de trois indicateurs. Le premier compte les décès attribuables, le deuxième les personnes directement touchées (malades, chômeurs, personnes exposées au-delà d'un seuil sanitaire officiel), le troisième le coût pour la collectivité. Le problème est pris dans son ensemble : toute la pollution de l'air pour les zones à faibles émissions, tout le changement climatique pour les mesures sur l'aviation. Le coût peut être un coût social chiffré par une institution publique ou la dépense publique consacrée au problème, par exemple les allocations chômage. Le niveau retenu est le plus élevé atteint par l'un des trois. Majeur (G = 3) : au moins 10 000 décès, 5 millions de personnes ou 10 milliards d'euros. Important (G = 2) : au moins 1 000 décès, 500 000 personnes ou 1 milliard d'euros. Limité (G = 1) : en dessous, ou ampleur non chiffrée par une source fiable. Chaque fiche donne les chiffres, leurs sources et leurs limites.
C, la solidité des preuves : 1 pour un consensus fort, 0,5 pour un consensus modéré.
R, la fiabilité de la mesure du vote : 0,5 quand la question ne repose que sur un scrutin, 1 sinon.
Ce poids est la seule part de jugement que nous ajoutons, et elle est entièrement chiffrée. Le sens du vote attendu vient toujours de la recherche : nous ne décidons pas nous-mêmes ce qui est bon pour le pays. Les seuils (10 000 et 1 000 décès, etc.) sont un choix ; ils sont publiés pour que chacun puisse refaire le calcul avec d'autres. La gravité ne compte que les effets en France chiffrés en décès, en personnes ou en euros. Les atteintes à la biodiversité ou aux animaux, et les effets de long terme ou hors de France, comme ceux du climat, sont mal saisis par ces chiffres ; ils peuvent donc être sous-pondérés.
La part de chaque groupe dans les votes conformes (le camembert) additionne, pour chaque question, le nombre moyen de députés du groupe qui ont voté dans le sens de la recherche sur ses scrutins, multiplié par le poids de la question : A(g) = Σf w(f) × a(g, f), puis part(g) = A(g) / Σg' A(g'). Elle dépend de la taille du groupe et de la présence de ses députés en séance : elle dit qui a apporté le plus de voix dans le sens de la recherche, pas qui vote le mieux à taille égale. Le pourcentage par groupe répond à cette seconde question.
Ce pourcentage ne mesure pas le rapport général d'un groupe à la science. La science décrit des effets, elle ne choisit pas seule entre des objectifs : un vote contraire peut traduire une autre priorité, comme le pouvoir d'achat, l'emploi, les libertés ou une filière économique, et chaque fiche le précise. Le résultat dépend aussi des sujets qui ont fait l'objet de scrutins publics : c'est pourquoi le nombre de questions est toujours affiché, et les sujets où la recherche ne tranche pas sont présentés au même titre que les autres.
La cohésion
Pour chaque scrutin et chaque groupe, on compte les députés qui ont voté pour, contre ou se sont abstenus, puis on calcule l'indice d'accord utilisé en science politique (Hix, Noury et Roland) : (plus grand nombre − la moitié des deux autres) ÷ nombre de votants. Il vaut 1 quand tout le groupe vote pareil et 0 quand il se partage en trois parts égales. Il se lit simplement : il vaut 1,5 fois la part des votants qui suivent la majorité de leur groupe, moins 0,5. Un indice de 0,90 correspond ainsi à 93 % des votants alignés sur la majorité de leur groupe, et 0,80 à 87 %. Le site qualifie un groupe de « très soudé » à partir de 0,90, relève « quelques divergences » entre 0,80 et 0,90 et un groupe « souvent divisé » en dessous. La courbe donne la moyenne par semestre. Les scrutins où moins de 5 députés du groupe ont voté sont écartés, ainsi que les motions de censure, pour lesquelles seuls les votes « pour » sont enregistrés.
La proximité
La position d'un groupe est celle de la majorité de ses députés qui ont voté, comme ailleurs sur le site. Deux groupes sont d'accord sur un scrutin s'ils ont la même position. La proximité est la part des scrutins où ils sont d'accord, parmi ceux où les deux groupes ont une position. Les égalités et les motions de censure sont écartées.
Ce que ces mesures ne disent pas
Les trois quarts des scrutins portent sur des amendements, souvent votés par quelques dizaines de députés : la cohésion mesure surtout la discipline de ceux qui sont en séance. La proximité reflète d'abord le clivage entre majorité et opposition : deux groupes d'opposition très éloignés peuvent voter ensemble contre le Gouvernement. C'est pourquoi le site ne calcule pas de score unique de « cohérence idéologique » : un tel chiffre mélangerait discipline, alliances et positionnement. Les courbes sont interrompues à chaque élection, car la composition des groupes change. Les points creux reposent sur moins de 30 scrutins ; le nombre de scrutins et la marge d'incertitude sont indiqués au survol.
Constitutionnalité
Sont prises en compte toutes les décisions rendues par le Conseil constitutionnel sur les lois votées depuis le début de la 16e législature, en juin 2022, au titre du contrôle avant promulgation (décisions « DC »), ainsi que ses décisions sur les propositions de loi référendaires présentées par des parlementaires (décisions « RIP »). La liste vient des dossiers législatifs de l'Assemblée nationale (open data) ; le contenu de chaque décision a été relevé sur le site du Conseil constitutionnel. Toutes les lois ne sont pas jugées : le Conseil examine obligatoirement les lois organiques, mais une loi ordinaire ne lui est soumise que si soixante députés, soixante sénateurs, le Président de la République, le Premier ministre ou le président d'une assemblée le saisissent.
Chaque texte est rattaché à son initiateur : le Gouvernement pour un projet de loi, le groupe du premier signataire, au moment du dépôt, pour une proposition de loi déposée à l'Assemblée, le Sénat pour une proposition sénatoriale (le groupe de son auteur est précisé). Une proposition référendaire signée par plusieurs groupes compte pour chacun d'eux. Un texte est classé dans une seule catégorie, la plus grave :
Non conforme sur le fond : au moins une disposition est déclarée contraire à la Constitution pour un motif de fond (atteinte à un droit, à une liberté ou à une règle constitutionnelle), ou la proposition référendaire est jugée contraire à la Constitution.
Non conforme pour un motif de procédure : toutes les censures tiennent à la procédure, le plus souvent des dispositions ajoutées par amendement sans lien avec le texte (« cavaliers législatifs », article 45 de la Constitution) ou étrangères au domaine d'une loi de finances ou de financement de la sécurité sociale. Ces dispositions peuvent revenir dans un autre texte. Une proposition référendaire qui ne remplit pas les conditions de l'article 11 (par exemple parce qu'elle ne change pas le droit) est classée ici.
Conforme sous réserve : rien n'est censuré, mais le Conseil impose une interprétation sans laquelle une disposition serait contraire à la Constitution : la difficulté constitutionnelle est réelle, mais levée.
Conforme : aucune censure ni réserve.
Une loi est comptée pour son initiateur même quand la disposition censurée a été ajoutée au cours des débats, par des députés ou des sénateurs d'autres groupes : c'est souvent le cas des cavaliers. Chaque fiche indique l'origine des dispositions censurées sur le fond quand elle est connue.
Les textes « simplement susceptibles » de poser une difficulté, en hachuré, sont des propositions déposées par des députés et jamais jugées, qui reprennent une mesure de même nature qu'une disposition déjà déclarée contraire à la Constitution. Chaque cas cite la décision de référence. C'est une lecture fondée sur la jurisprudence, pas une décision : le Conseil pourrait juger différemment un texte rédigé autrement.
Ce que chaque groupe vote. Pour chaque loi jugée par le Conseil, on retient la position du groupe au dernier scrutin public sur l'ensemble du texte à l'Assemblée : c'est la position de la majorité de ses votants. Le taux rapporte les lois censurées en partie sur le fond au nombre de lois que le groupe a approuvées et que le Conseil a jugées. Les lois adoptées par l'article 49.3 ou sans scrutin public ne comptent pas. Approuver une loi, c'est voter l'ensemble du texte : la disposition censurée a pu être ajoutée par d'autres, et le groupe a pu s'y opposer pendant les débats.
Principes républicains
Les critères. Ce sont les principes que la Constitution place au fondement de la République et que le Conseil constitutionnel fait respecter : ceux de l'article 1er (République indivisible, laïque, démocratique et sociale ; égalité devant la loi sans distinction d'origine, de race ou de religion ; respect de toutes les croyances ; égal accès des femmes et des hommes aux responsabilités), de l'article 2 (langue, devise), des articles 3 et 4 (souveraineté nationale, suffrage, pluralisme) et de l'article 66 (liberté individuelle) ; les droits de la personne et les garanties de la justice de la Déclaration de 1789 ; les droits du Préambule de 1946 (asile, vie familiale, protection sociale, égalité entre les femmes et les hommes, dignité) ; les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République, comme la justice spécifique des mineurs ou la liberté d'association. Ne sont pas comptés ici les libertés économiques (propriété, liberté d'entreprendre), les règles de procédure parlementaire et de finances publiques, ni l'égalité devant l'impôt ou entre entreprises, ni le principe de responsabilité civile (droit des victimes à réparation, article 4 de la Déclaration), ni la Charte de l'environnement : ce sont des exigences constitutionnelles, prises en compte dans l'indicateur de constitutionnalité, mais pas des « principes républicains » au sens habituel de l'expression.
Trois niveaux, toujours distingués.
Fait juridique : le Conseil constitutionnel a censuré la disposition ou la proposition en invoquant l'un de ces principes. La disposition est attribuée à son auteur : à l'initiateur du texte si elle figurait dans le texte déposé, à l'auteur de l'amendement si elle a été ajoutée ensuite. Quand son origine n'a pas pu être établie, ou quand elle a été rédigée en commission mixte paritaire (sept députés et sept sénateurs), elle est rattachée par défaut à l'initiateur du texte, et la fiche le précise. Quand elle vient d'un amendement dont l'auteur n'a pas pu être identifié, elle n'est attribuée à aucun groupe. Quand la mesure figurait dans le texte déposé mais que la version censurée a été réécrite par amendement, elle est attribuée aux deux.
Analyse : la proposition n'a jamais été jugée, mais elle contient une mesure de même nature qu'une mesure déjà censurée par le Conseil au nom de l'un de ces principes. La décision de référence est citée et le rapprochement expliqué.
Révision constitutionnelle : la proposition modifie la Constitution pour retirer ou restreindre, pour une catégorie de personnes, un droit ou une garantie de la grille, par exemple pour permettre de réserver des prestations aux Français. Elle ne serait pas inconstitutionnelle une fois adoptée, puisqu'elle changerait la Constitution, mais elle revient sur un principe : elle est comptée à part. Une révision qui étend un droit ou une reconnaissance (droit de vote des étrangers, langues régionales, reconnaissance des peuples d'outre-mer, liberté de recourir à l'IVG) n'est pas comptée, même quand elle touche à un principe d'organisation de la République comme la langue ou l'unité du peuple : elle ne retire de droit à personne. Ces révisions sont listées à part.
Le repérage. Nous avons passé en revue les titres de toutes les propositions de loi déposées par des députés depuis juin 2022, puis examiné le contenu de celles qui touchent à l'égalité, aux libertés, à la justice, à la nationalité, à l'immigration, à la religion ou aux langues. Les amendements, trop nombreux, ne sont pas examinés : seules les propositions de loi le sont. Une proposition redéposée sous la législature suivante compte une seconde fois, comme dans les statistiques de l'Assemblée. Une mesure n'est retenue que si une décision du Conseil constitutionnel tranche une question de même nature. Le dispositif de chaque proposition retenue a été lu dans son texte officiel ; quand ce texte n'était pas accessible au moment de la mise à jour, la proposition n'est classée d'après son intitulé officiel que si celui-ci énonce la mesure, et la fiche le signale. Ce repérage n'est pas exhaustif : d'autres propositions pourraient s'y ajouter à mesure que leur texte est vérifié. Les propositions des députés non inscrits, qui n'appartiennent à aucun groupe, ne sont pas comparées. Les sujets sur lesquels le Conseil ne s'est pas prononcé, ou qu'il a jugés conformes, ne sont pas comptés, quelle que soit l'opinion qu'on en a ; ils sont listés à part pour information. Le taux rapporte le nombre de textes en cause au nombre de propositions de loi déposées par les députés du groupe, car un groupe qui dépose beaucoup de textes a mécaniquement plus de chances d'être concerné. Les textes en cause comprennent aussi, pour les censures, les lois où les députés du groupe ont fait ajouter la mesure par amendement. La « part du total » indique, parmi tous les textes contraires venant des groupes, la part de chacun. Elle dépend aussi du nombre de textes que le groupe dépose. Les deux chiffres portent sur toute la Constitution : principes républicains et autres règles.
Ce que ces deux indicateurs ne disent pas
Ils ne jugent pas les intentions ni les valeurs d'un groupe, seulement la compatibilité juridique de ses textes avec la Constitution telle que le Conseil l'interprète aujourd'hui. Cette jurisprudence évolue, et une révision de la Constitution est un acte démocratique légitime, prévu par son article 89. L'absence de censure ne prouve pas qu'un texte est constitutionnel : la plupart des propositions ne sont jamais jugées. Enfin, une censure pour un motif de procédure ne dit rien du fond de la mesure. Une erreur ou un oubli ? Chaque cas renvoie à sa source, et le tableau complet est téléchargeable.
Le bilan des groupes : méthode, formules et sourcesDonnées utilisées, calcul de chaque mesure, absence de pondération, limites et fichiers pour refaire les calculs
Le bilan des groupes : comment c'est calculé
Pourquoi il n'y a pas de note globale
La question « quel groupe contribue le plus positivement à la France ? » n'a pas de réponse neutre. Pour additionner des mesures, il faut leur donner un poids : compter double la présence aux votes ou l'accord avec la science, c'est déjà prendre position. Et ce qui est « positif » pour l'économie, la population ou la diplomatie dépend des valeurs de chacun : c'est précisément ce sur quoi les groupes s'opposent. Une note unique ferait passer un choix politique pour un résultat scientifique.
Le tableau retient donc des mesures qui reposent sur des faits vérifiables (un vote, une loi promulguée, une décision du Conseil constitutionnel, une décision de justice), les calcule de la même façon pour tous les groupes et les montre séparément. Chaque mesure a un poids nul dans un total qui n'existe pas : c'est au lecteur de décider ce qui compte pour lui.
Les données
Scrutins publics de l'Assemblée nationale, 16e et 17e législatures (open data de l'Assemblée, data.assemblee-nationale.fr) : , avec pour chaque scrutin le nombre de députés de chaque groupe qui ont voté pour, contre ou se sont abstenus, et l'effectif du groupe à cette date.
Propositions de loi déposées par les députés (dossiers législatifs de l'Assemblée) et lois promulguées (Journal officiel, via les dossiers législatifs) :
Programmes de 2022 et 2024, mesure par mesure, avec les scrutins et les propositions de loi qui les concernent : ceux du bloc « Les programmes face aux votes », avec leurs sources.
Fiches scientifiques : celles de la section « La science face aux votes », avec leurs sources (rapports d'expertise collective, agences publiques, revues de littérature).
Décisions du Conseil constitutionnel et textes en cause : ceux de l'indicateur « Principes républicains » ci-dessus.
Décisions de justice : les fiches « Affaires et controverses » des députés en exercice, établies avec les mêmes critères pour tous et sourcées ().
Les six mesures et leurs formules
Pour chaque groupe g :
Présence aux votes.P(g) = (1 / S) × Σs min(1 ; votants(g, s) / effectif(g, s)), où S est le nombre de scrutins publics, votants le nombre de députés du groupe qui ont voté pour, contre ou se sont abstenus, et effectif le nombre de membres du groupe à la date du scrutin. C'est la part moyenne des députés du groupe qui prennent part à chaque vote.
Lois issues de ses propositions.L(g) = nombre de propositions de loi dont le premier signataire appartenait au groupe au moment du dépôt et dont le dossier a abouti à une loi promulguée. On donne aussi 100 × L(g) / D(g), où D(g) est le nombre de propositions déposées par le groupe.
Promesses tenues.E(g) = mesures votées dans le sens du programme / mesures où le groupe a pris position, pour les programmes de 2022 et de 2024 réunis, toutes mesures comprises. Une mesure est « votée dans le sens du programme » quand la majorité des votes du groupe, sur les scrutins qui la mettent en œuvre ou la bloquent, va dans le sens promis. Un groupe vote presque toujours pour ses propres amendements : ce taux est naturellement élevé, surtout dans l'opposition, et le bloc « Les programmes face aux votes » donne un test plus exigeant.
Accord avec la science.S(g) = Σf w(f) × r(g, f) / Σf w(f), où r(g, f) est la part des votes exprimés du groupe conformes aux conclusions de la fiche f. Le poids w(f) est le produit de trois facteurs. Le premier est la gravité du problème en France, 3, 2 ou 1, selon les décès, les personnes touchées et le coût. Le deuxième est la solidité des preuves : 1 pour un consensus fort, 0,5 pour un consensus modéré. Le troisième vaut 0,5 si la fiche ne repose que sur un scrutin, 1 sinon. Les fiches sans consensus ne comptent pas.
Textes contraires à la Constitution ou aux principes républicains.C(g) = 100 × (faits juridiques + analyses + révisions) / D(g) : le nombre de textes en cause pour 100 propositions déposées, selon l'indicateur « Principes républicains ».
Condamnations définitives.K(g) = nombre de députés en exercice du groupe qui ont fait l'objet d'au moins une condamnation pénale définitive, quelle que soit sa date, rapporté à l'effectif du groupe. Les enquêtes, mises en examen et condamnations frappées d'appel ne comptent pas : les personnes concernées sont présumées innocentes.
Ce que le tableau ne mesure pas
L'effet d'un groupe sur l'économie, la population ou la diplomatie. La croissance, l'emploi ou la place de la France dans le monde dépendent du Gouvernement, de la conjoncture mondiale, des décisions de l'Union européenne et de bien d'autres acteurs : aucune donnée ne permet d'en attribuer une part à un groupe parlementaire. Compter les votes « pour l'économie » ou « pour la diplomatie » supposerait de décider quelles lois sont bonnes pour le pays, ce qui reviendrait à trancher le débat politique à la place des électeurs.
Les « valeurs françaises ». Les valeurs inscrites dans la Constitution (liberté, égalité, fraternité, laïcité, État de droit) sont prises en compte par l'indicateur « Principes républicains », à partir des décisions du Conseil constitutionnel. Au-delà, ce que chacun range sous ce mot relève de convictions personnelles qu'aucune mesure ne peut départager.
Limites à garder en tête
Majorité et opposition. Les groupes de la majorité gouvernementale maîtrisent l'essentiel de l'ordre du jour : leurs propositions deviennent bien plus souvent des lois. Un groupe d'opposition dispose d'une journée réservée par mois de session, partagée avec les autres.
Présence. Seuls les scrutins publics sont comptés, dont les trois quarts portent sur des amendements, souvent en séance de nuit. Les petits groupes, qui doivent couvrir tous les textes avec peu de députés, et les députés occupés en commission ou dans leur circonscription y sont désavantagés. Le travail en commission n'est pas mesuré.
Périodes différentes. Le groupe UDR existe depuis juillet 2024 seulement. Les mesures portent sur 2022 à 2026, sauf les condamnations, qui ne concernent que les députés actuellement en fonction.
Petits nombres. Quelques textes ou quelques condamnations suffisent à faire varier une mesure : les effectifs sont toujours affichés à côté des pourcentages.
Mesures reprises des autres sections. Les promesses, la science et la Constitution héritent des choix et des limites décrits plus haut pour chacune.
Refaire les calculs
Le fichier de méthode reprend ce texte, les formules, toutes les valeurs par groupe avec leurs numérateurs et dénominateurs, la liste des lois issues des propositions de chaque groupe et celle des condamnations retenues. Le tableau de données contient une ligne par groupe. Les fichiers de départ sont ceux de l'open data de l'Assemblée et les fichiers de données du site.
Affaires et controverses
La carte des députés épinglés
Chaque pastille est un député en fonction visé par une procédure judiciaire, une décision, une sanction ou une controverse documentée selon nos critères, ou épinglé par la presse pour des propos publics. Touchez-la pour voir le détail et les sources.
Parti
Députés épinglés / effectif du groupe.
Type
Du plus grave au moins grave.
Nature
CondamnationEnquête ou procédure en coursDécision, sanction ou controversePropos publicsRelaxe, non-lieu ou classement
Zoomez avec + ou un double-clic, puis faites glisser la carte. Le chiffre sur chaque pastille indique le nombre d'affaires, sa couleur la plus grave.
Quels groupes, quelles problématiques ?
Chaque bulle croise un groupe et une nature d'affaire. Plus elle est grande et foncée, plus la part des députés du groupe concernés est élevée. Touchez une bulle pour afficher ces députés sur la carte.Choisissez un groupe ou une problématique. Touchez une barre pour afficher ces députés sur la carte.
Attention : les propos publics ne sont recensés que pour les députés RN. Avec ce périmètre, la comparaison entre partis n'est pas équitable.
Affaires et controverses : comment c'est établi
Les 574 députés en fonction ont été passés en revue avec la même grille, quel que soit leur groupe. Pour chacun, nous avons relu les passages de sa page Wikipédia qui évoquent la justice ou une polémique, vérifié chaque fait dans les articles de presse cités, recoupé avec la base Poligraph et les communiqués de la présidence de l'Assemblée, puis complété par des recherches ciblées. Un fait n'est affiché que si sa source a été retrouvée.
Ce qui est retenu
Les procédures judiciaires visant personnellement le député : enquête ouverte, mise en examen, poursuites, condamnation, relaxe, non-lieu ou classement (ces trois derniers seulement depuis 2017). Les condamnations définitives sont retenues quelle que soit leur date.
Les décisions civiles, financières ou électorales le concernant : prud'hommes, Cour des comptes, inéligibilité prononcée par un juge.
Les sanctions de l'Assemblée qui entraînent une retenue sur l'indemnité : rappel à l'ordre avec inscription au procès-verbal, censure, censure avec exclusion temporaire.
Les controverses sans procédure, limitées à quatre domaines : usage de fonds ou de moyens publics et emploi de collaborateurs ou de proches ; conflits d'intérêts et déclarations à la HATVP ; accusations de violences ou de harcèlement ; constats du déontologue de l'Assemblée.
Ce qui ne l'est pas
Dans cette grille des affaires : les propos et prises de position (ils ont leur propre rubrique, ci-dessous), les fréquentations, les engagements de collaborateurs, la vie familiale privée, les simples plaintes sans enquête ouverte, les signalements au procureur sans suite connue, les contraventions routières et les affaires où le député est victime ou plaignant.
Les propos publics
Une rubrique distincte recense les propos racistes, antisémites, islamophobes, homophobes, sexistes, complotistes ou banalisant des crimes historiques, tenus publiquement par le député lui-même : sur les réseaux sociaux, dans les médias, dans ses écrits ou en séance. Chaque propos doit être rapporté par au moins un média reconnu, avec la citation ou une description précise, et le lien vers l'article est affiché. Les opinions sont prises en compte lorsqu'elles sont discriminatoires, dangereuses ou complotistes. La rubrique comprend donc aussi, lorsqu'ils sont rapportés par la presse, la remise en cause du consensus scientifique (« complotisme et désinformation »), la participation personnelle à des événements ou des réseaux de l'ultradroite (« proximité avec l'ultradroite ») et la présence établie dans des groupes en ligne où circulaient des messages haineux (« présence dans des groupes en ligne haineux ») : dans ce dernier cas, aucun propos n'est imputé au député lui-même, et la fiche le précise. Les propos tenus par d'autres personnes, par exemple dans un groupe dont le député est membre, ne sont pas retenus.
Cette rubrique ne couvre pour l'instant que les députés du Rassemblement national, à partir des enquêtes publiées par Libération, Mediapart, Les Jours, Le Monde, Le Parisien et d'autres rédactions depuis 2024. Les autres groupes n'ont pas encore été passés en revue : le nombre de députés épinglés pour leurs propos ne doit donc pas servir à comparer les partis.
Le niveau de preuve
Une décision (de justice, de l'Assemblée, de la HATVP ou du déontologue) doit être rapportée par au moins un média reconnu ou par une source officielle. Une enquête, une mise en examen, des poursuites ou une controverse doivent être rapportées par au moins deux rédactions distinctes. Les cas qui n'atteignent pas ce seuil ont été écartés, même s'ils circulent ailleurs.
Comment les chiffres sont calculés
Les compteurs de la carte et du graphique dénombrent des députés, pas des affaires : un député visé par trois affaires de même nature compte une seule fois dans cette nature. Une affaire peut relever de plusieurs natures et compte alors dans chacune. Le pourcentage d'un groupe rapporte ce nombre à l'effectif du groupe à la date de mise à jour (par exemple 7 députés RN sur 121, soit 5,8 %). La gravité retenue pour une pastille est celle de l'élément le plus grave de la fiche, dans l'ordre : condamnation, enquête ou procédure en cours, décision, sanction ou controverse, propos publics, et enfin relaxe, non-lieu ou classement, affichés à part puisque la procédure s'est terminée sans condamnation.
Par défaut, le graphique ne compte que les affaires et sanctions, recensées avec la même grille pour les 574 députés. Les propos publics, recensés pour l'instant chez les seuls députés RN, ne s'y ajoutent que sur demande.
Vérifier par vous-même
Toutes les données utilisées sont téléchargeables. Chaque ligne du premier fichier donne l'élément, son statut, ses natures et les liens vers ses sources : les chiffres affichés peuvent être recalculés à partir de lui.
Les statuts
Condamnation définitivePlus aucun recours possible.Condamnation non définitiveAppel ou pourvoi en cours : la personne reste présumée innocente.Condamnation (recours non connu)Condamnation rapportée par la presse, sans information fiable sur un éventuel recours.Poursuites engagéesRenvoi devant un tribunal, convocation ou ordonnance pénale, avant jugement.Mise en examenUn juge d'instruction estime qu'il existe des indices graves ou concordants ; ce n'est pas un jugement.EnquêteEnquête ouverte par un parquet ; aucune décision sur la culpabilité.Alternative aux poursuitesProcédure classée en contrepartie d'une mesure (contribution citoyenne, par exemple).Décision civile, financière ou électoralePrud'hommes, Cour des comptes, inéligibilité pour comptes de campagne…Sanction de l'AssembléeSanction disciplinaire votée par le Bureau ou l'Assemblée.Relaxe, non-lieu ou classementLa procédure s'est terminée sans condamnation.Controverse sans procédureFaits rapportés par la presse, sans procédure judiciaire connue.
Limites
Chaque statut correspond au dernier état connu à la date de vérification (13 octobre 2026) : une enquête a pu être classée, ou un appel jugé, sans que la presse l'ait rapporté. Les décisions anciennes ou locales sont moins bien documentées que les affaires récentes. Toute personne visée par une enquête, des poursuites, une mise en examen ou une condamnation non définitive est présumée innocente.
Les auteurs
Les députés derrière les textes et amendements
Les programmes présidentiels
Présidentielle 2027
Bientôt disponible
Sources et lecture
Comment ce site est construit
Toutes les données viennent de l'open data officiel de l'Assemblée nationale (data.assemblee-nationale.fr), extrait le 12 octobre 2026 : les scrutins publics, les amendements, les dossiers législatifs et la liste des députés. Le site recense les 12 778 scrutins publics du second quinquennat d'Emmanuel Macron, depuis les législatives de juin 2022 (16e puis 17e législature), du 11 juillet 2022 au 9 octobre 2026. Les votes de la législature précédente (2017-2022) ne sont pas inclus.
Les groupes
L'Assemblée compte les voix par groupe parlementaire. Pour comparer les législatures, les groupes sont alignés par famille politique :
Les positions
La position d'un groupe est celle de la majorité de ses députés qui ont voté. « Absent » signifie qu'aucun député du groupe n'a voté (fréquent sur les amendements, votés par quelques dizaines de députés en séance). Pour une motion de censure, seuls les « pour » sont comptés : ne pas la voter revient à soutenir le Gouvernement.
Les résumés
Les résumés des lois, motions et résolutions ont été rédigés à partir du contenu des textes. Pour les amendements, le résumé reprend le début de l'exposé sommaire écrit par l'auteur : c'est donc sa propre justification. Environ 2 % des amendements n'ont pas pu être rattachés à leur fiche détaillée.
Les liens vers les textes
Chaque fiche de vote renvoie au texte exact sur lequel les députés se sont prononcés : l'amendement lui-même, ou la version du texte en discussion ce jour-là (texte de la commission, texte déposé ou texte de la commission mixte paritaire), puis le texte adopté et, s'il a été promulgué, la loi publiée sur Légifrance. Le site de l'Assemblée ne permet pas de pointer un article précis à l'intérieur d'un texte.
La carte
Les contours des circonscriptions viennent de data.gouv.fr (découpage en vigueur depuis 2012). La circonscription, le groupe, la commission et le parcours de chaque député viennent des données officielles de l'Assemblée. La couleur d'une circonscription est celle du groupe de son député actuel.
La cohésion et la proximité des groupes
L'onglet « Cohérence » confronte les votes et les propositions de loi des groupes à toutes les mesures de leurs programmes de 2022 et de 2024, puis aux questions sur lesquelles une évaluation scientifique collective tranche nettement (GIEC, OMS, EFSA…). Il calcule aussi, à partir des mêmes scrutins, la cohésion de chaque groupe (indice d'accord de Hix, Noury et Roland, moyenne par semestre) et la part des scrutins où deux groupes ont pris la même position. Les critères de sélection, le détail des calculs et leurs limites figurent en bas de l'onglet.
Les affaires et controverses
Les fiches des députés (onglet « Carte ») listent les affaires judiciaires, décisions et controverses documentées, avec les mêmes critères pour tous. La grille complète, le niveau de preuve exigé et la signification de chaque statut sont détaillés sous la carte. Les 574 députés en fonction ont été vérifiés au 13 octobre 2026, avec un recensement complet des sanctions de l'Assemblée depuis juin 2022. Les propos publics, présentés à part, ne sont recensés pour l'instant que pour les députés du Rassemblement national.
Ce qui manque
Les votes à main levée ne laissent pas de décompte par groupe et n'apparaissent pas. Les textes adoptés par l'article 49-3 n'ont pas de vote final : on trouve à la place les motions de censure déposées en réponse. Les photos sont les portraits officiels publiés par l'Assemblée. Ce site n'est pas un site officiel de l'Assemblée nationale.